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  • Depuis 1998, au sein de l’Équipe de recherche EA 1572 (Esthétique, musicologie, danse et création musicale) de l’Université de Paris8, « Euridice 1600-2000 » (incluse depuis 2007 dans le « Laboratoire de dramaturgie musicale ») mène une recherche sur les musiques issues des expérimentations de Cour de la fin du 16e siècle en Italie du nord, signant le passage d’une musique polyphonique, modale, relativement statique (le madrigale) à une musique monodique, en « marche » vers la tonalité et téléologique ; musique réalisant enfin le projet d’une représentation efficace des passions par des moyens musicaux nouveaux (permettant la liberté agogique et la tensivité indispensable à cette représentation vraisemblable).


    Ce « passage » d’une esthétique à une autre, motivé par les divers contextes (les impératifs de la vie de Cour, les débats artistiques, mais plus profondément aussi, par un changement radical de paradigme épistémologique : l’abandon progressif du modèle cosmologique rassurant géo et anthropo-centré pour celui, hélio centré qui est encore le nôtre aujourd’hui), a généré sur une soixantaine d’années un riche répertoire de musiques plus ou moins expérimentales (tant théâtrales que « de chambre »). Ces répertoires nouveaux ont également signé l’émergence d’un type nouveau de musicien, l’interprète, qui, pour la première fois dans la tradition occidentale, assume la responsabilité de la réussite du projet des créateurs (poètes et compositeurs).


    Pour ne pas errer dans la spéculation abstraite nous avons dès le début tenu à associer intimement au travail de réflexion, des artistes à part entière, afin de rester toujours en « prise » avec la dimension artistique de ces œuvres, par le juste souci d’une interprétation nourrie efficacement par le travail spéculatif.


    Une autre de nos préoccupations a toujours été d’explorer de possibles relations entre les traditions populaires italiennes et ces répertoires dits savants, tant du point de vue morphologique et langagier que du point de vue de la performance (l’idée étant que la vocalité du premier baroque, même à la Cour, était sans doute plus proche des émissions « naturelles », très ancrées dans le corps, que de celle issue de 4 siècles de tradition de bel canto).


    Nous avons également ouvert le champ de réflexion à la création contemporaine (au travers de diverses commandes passées et à venir), avec en particulier une focalisation sur les pratiques d’aujourd’hui en Méditerranée où la musique, dans des traditions diverses se cherche entre tradition et modernité.

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